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Hublot, couloir ou issue de secours : choisir son siège

Par Max · · 3 min de lecture

Allée centrale d'une cabine d'avion avec des rangées de sièges rouges et des hublots de chaque côté
Cabine économique d'un Boeing 737-800 de Hainan Airlines, rangées de sièges de part et d'autre de l'allée. — N509FZ · CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

Je réserve toujours un hublot, et ce choix n’a rien d’universel : chaque place de la cabine échange un avantage contre un inconvénient. Vue, liberté de mouvement, espace pour les jambes, bruit, secousses, rapidité de sortie, la position du siège joue sur tout cela, et la rangée d’issue de secours ajoute ses propres conditions.

La fenêtre, l’appui et le paysage

Le siège côté hublot offre deux choses qu’aucune autre place ne donne : la vue et une paroi pour caler la tête. Sur un vol de jour, c’est la place des Alpes, des côtes et des villes la nuit ; sur un long trajet, c’est la plus confortable pour dormir en avion sans être réveillé par un voisin qui se lève. La contrepartie est connue : pour sortir, il faut déranger une ou deux personnes, et l’espace au niveau des épaules est un peu réduit par la courbure du fuselage.

Tous les hublots ne se valent pas. Sur un Airbus A320 comme sur un Boeing 737, quelques rangées tombent face à un montant de cabine, avec une fenêtre décalée ou absente ; les plans détaillés par appareil le signalent. Placé devant l’aile, on voit le sol ; au-dessus, on voit l’aile elle-même.

Le couloir et la liberté de se lever

Le siège côté couloir est celui de la liberté : se lever, marcher, rejoindre les toilettes ou le coffre à bagages sans rien demander. Sur un vol de plus de quatre heures, cette mobilité compte pour qui veut bouger régulièrement, ce qui limite les jambes lourdes. En échange, on est dérangé par ses voisins, frôlé par les chariots et par les passagers qui circulent, et l’on ne dispose d’aucun appui latéral pour dormir. Le siège du milieu, lui, cumule les inconvénients ; il a pour seul avantage d’être souvent le dernier attribué, donc parfois laissé libre.

Les places d’issue et leurs conditions

Les sièges qui bordent une issue offrent un espace pour les jambes nettement plus grand, mais leur attribution obéit à des règles de sécurité. La compagnie y place des passagers capables d’aider à l’évacuation :

  • majeurs, en bonne condition physique et sans mobilité réduite ;
  • capables de comprendre les consignes de l’équipage, en général en français ou en anglais ;
  • non accompagnés d’un enfant ou d’un nourrisson, et sans animal en cabine ;
  • disposés à ouvrir la porte ou l’issue d’aile si l’équipage le demande.

Les membres d’équipage vérifient ces conditions avant le départ et rappellent le fonctionnement de l’issue, détaillé aussi sur la carte de sécurité. Aucun bagage ne doit rester au sol pendant le décollage et l’atterrissage. Sur certains appareils, la rangée située juste devant l’issue ne s’incline pas, et la première rangée d’une section, face à une cloison, a des accoudoirs fixes et une tablette rangée dans l’accoudoir. Ces places de cloison sont aussi celles où se fixe le berceau de bord sur long-courrier.

Au-dessus de l’aile, là où l’avion bouge le moins

L’avion pivote autour de son centre de gravité, situé à hauteur de l’aile. Les rangées voisines subissent donc moins de mouvements verticaux et de tangage quand l’air est agité ; l’arrière de la cabine, à l’opposé, amplifie les secousses. Pour qui redoute les turbulences, le milieu de cabine est le meilleur compromis. C’est aussi la place qui montre le plus de mécanique : sortie des volets, lever des aérofreins après le toucher, tremblement de l’aile dans les nuages.

À l’avant ou à l’arrière de la cabine

Sur les avions dont les moteurs sont sous l’aile, l’avant est la zone la plus calme : le bruit des réacteurs et du flux d’air y est sensiblement moins présent qu’à l’arrière. Les premières rangées sortent aussi les premières quand l’avion est relié à une passerelle avant. L’arrière a d’autres arguments : proximité du galley et des toilettes, rangées parfois à deux sièges sur les long-courriers quand le fuselage se rétrécit, et sortie rapide quand les passagers descendent par un escalier arrière. Le bruit, les allées et venues et l’odeur des repas s’y concentrent en revanche.

Le plan de cabine selon l’appareil

Le plan exact dépend du type d’avion et de la configuration choisie par la compagnie : deux Airbus A350 de transporteurs différents n’ont ni le même nombre de rangées ni les mêmes sièges sans hublot. Vérifier l’appareil prévu avant de choisir sa place évite la plupart des mauvaises surprises, sachant qu’un changement de machine peut toujours redistribuer les sièges au dernier moment.

Questions de passagers

Peut-on être déplacé d'une rangée d'issue de secours ?

Oui, l'équipage peut réattribuer la place si le passager ne remplit pas les conditions ou refuse le rôle attendu. Cela arrive aussi quand un enfant voyage avec lui. Un autre siège lui est alors proposé dans la cabine.

Quelle place choisir quand on a peur des secousses ?

Une rangée située au niveau de l'aile, car le mouvement y est le plus faible. Ajouter un hublot donne un repère visuel sur l'horizon, qui aide certains passagers à anticiper. La ceinture attachée en permanence reste la vraie protection.

Pourquoi certaines rangées n'ont-elles pas de hublot ?

La configuration des sièges est fixée par la compagnie, alors que les fenêtres sont percées à intervalles réguliers par le constructeur. Selon l'écartement retenu, une rangée peut tomber face à un montant.