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DLes avions

Reconnaître l’avion dans lequel on monte

Par Max · · 3 min de lecture

Boeing 777 blanc et vert d'EVA Air stationné sur une aire de trafic bordée de pelouse
Boeing 777-300ER B-16717 d'EVA Air sur une aire de stationnement de l'aéroport de Taipei-Taoyuan. — 玄史生 · CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons

La pochette du siège donne la réponse en dix secondes : la carte de sécurité porte toujours le nom exact de l’appareil, souvent jusqu’à la version. Avant même d’embarquer, la réservation, l’immatriculation peinte sur le fuselage et quelques détails de silhouette permettent de savoir sur quel avion on va voler, et parfois de découvrir qu’il a changé depuis l’achat du billet.

La mention « équipement » à la réservation

Les compagnies affichent le type d’avion prévu dans le détail de chaque vol, sous une rubrique souvent appelée « équipement » ou « appareil », avec un code de trois caractères : 320 pour un A320, 32N pour un A320neo, 359 pour un A350-900, 789 pour un Boeing 787-9, AT7 pour un ATR 72. Ces codes sont attribués par l’IATA, l’organisation qui fixe aussi le code IATA de chaque aéroport.

Ce type reste une prévision. La compagnie peut remplacer l’appareil jusqu’au dernier moment, pour une panne, une maintenance, un retard en cascade ou une demande plus forte que prévu : on parle de changement d’équipement. Le siège attribué peut alors changer de numéro, puisque la disposition de cabine n’est pas la même.

La carte de sécurité dans la pochette

Chaque type d’appareil, voire chaque aménagement de cabine, a sa propre carte, car l’emplacement des issues, des toboggans et des gilets diffère. Le nom figure en en-tête ou en pied de page, parfois avec la mention de la version ou de la configuration. C’est la source la plus fiable une fois assis, plus sûre que l’annonce au micro.

L’immatriculation, la plaque de l’avion

Chaque avion porte une immatriculation unique, peinte en grandes lettres sur l’arrière du fuselage, parfois sur la dérive ou sous l’aile. Le préfixe indique le pays d’enregistrement :

Préfixe Pays
F- France
D- Allemagne
G- Royaume-Uni
EC- Espagne
HB- Suisse
OO- Belgique
N États-Unis

Les avions de ligne français commencent par F-G ou F-H : F-GKXA, F-HPJA. Saisie sur un site de suivi des vols ou dans une base de données de flotte, l’immatriculation donne le type exact, la date de première livraison, les compagnies précédentes et l’âge de l’appareil. Elle est liée à l’adresse unique que l’avion émet par son transpondeur, ce qui permet à ces sites de le suivre en temps réel.

Je note le type d’avion avant chaque embarquement, et l’immatriculation lue depuis la porte d’embarquement complète la fiche : deux avions du même modèle peuvent avoir quinze ans d’écart.

Moteurs, couloirs, train : la silhouette

Depuis la vitre du terminal, quelques indices suffisent à classer un appareil :

  • le nombre de moteurs : deux pour la quasi-totalité des avions récents, quatre pour l’Airbus A380 et le Boeing 747, deux hélices pour un turbopropulseur comme l’ATR 72 ;
  • la largeur du fuselage : un couloir unique et six sièges par rangée pour un monocouloir, deux couloirs et sept à dix sièges pour un gros porteur ;
  • le train principal : deux roues par jambe sur un monocouloir, quatre sur un A330, un A350-900 ou un 787, six sur un Boeing 777 ou un A350-1000, reconnaissables de loin ;
  • le pont supérieur : une bosse à l’avant sur le 747, deux ponts complets sur l’A380 ;
  • les extrémités d’aile : sharklet courbe, ailette double, pointe effilée sans ailette selon le modèle.

Le nez et le cockpit

Le nez départage les familles proches. Celui de l’Airbus A320 est arrondi, celui du Boeing 737 plus pointu, avec une ligne de vitres en « V ». Les vitres du poste de pilotage aident aussi : quatre grands panneaux sur le 787, six vitres cerclées de noir sur l’A350. Ces repères se combinent avec la livrée et le parking : sur un aéroport donné, une même compagnie aligne souvent ses moyen-courriers au même endroit, et ses gros porteurs aux postes équipés de deux passerelles.

Les indices à bord

Une fois en cabine, l’emplacement des issues, le nombre de rangées et les écrans individuels confirment la version. Le code de l’avion apparaît aussi parfois sur le plan de cabine affiché à l’enregistrement ou dans l’application de la compagnie. Pendant le roulage, le bruit des moteurs et le comportement des volets, observés depuis le hublot, finissent de lever le doute pour qui s’est habitué à les comparer.

Questions de passagers

La compagnie a-t-elle le droit de changer d'avion après l'achat ?

Oui, le type d'appareil indiqué n'est pas un engagement contractuel du transporteur. Le changement est fréquent pour des raisons opérationnelles, et la compagnie réattribue alors les places en fonction de la nouvelle cabine.

Où trouver l'âge de l'avion ?

En relevant son immatriculation, puis en la recherchant dans une base de données de flotte ou un site de suivi des vols. La fiche indique en général la date du premier vol et celle de la livraison à la compagnie.

Que veut dire 32N ou 7M8 sur une réservation ?

Ce sont des codes IATA d'appareil : 32N désigne un Airbus A320neo, 7M8 un Boeing 737 MAX 8. Ils permettent de distinguer des versions qui portent le même nom commercial de base.