Contrôle de sûreté à l’aéroport : le passage du portique
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Le transport aérien vu du siège passager
À 11 000 mètres, l'air extérieur est à −56 °C et trois fois moins dense qu'au sol ; dans la cabine, on respire l'équivalent de 2 000 mètres d'altitude. Entre les deux, il y a la pressurisation, les filtres, les moteurs, l'équipage et une tour de contrôle qui vous suit d'un écran à l'autre.
Suivre un Paris – New York Avant d'embarquer
Par Max — toujours le siège côté hublot, et l'habitude de noter le type d'avion avant chaque embarquement.
Un vol de Roissy à JFK dure environ 8 h 30 vers l'ouest. Les heures ci-dessous sont celles d'un vol type ; elles bougent avec le vent, le trafic et la piste en service.
Un tracteur pousse l'avion en arrière, moteurs encore éteints ou en cours de démarrage. Du repoussage au décollage.
Un long-courrier quitte la piste vers 290 km/h. La cabine se met en pression pendant la montée : pressurisation et oreilles.
Niveau de vol 350 ou 370, Mach 0,85, et le passage de centre de contrôle en centre de contrôle. Pourquoi si haut.
Le plateau a été cuisiné au sol, réchauffé à bord, et paraît moins salé qu'il ne l'est : le goût en altitude.
Les courants-jets de l'Atlantique Nord donnent des secousses en air clair, sans nuage pour les annoncer : d'où viennent les turbulences.
La pression de cabine remonte d'un coup : c'est là que les oreilles se bouchent, et que les bébés pleurent.
Approche sur un plan de 3°, touché des roues vers 260 km/h, inversion de poussée : l'atterrissage.
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Je prends le siège côté hublot depuis toujours, et je note le type d'avion avant de monter : un A320 n'a pas le même bruit qu'un 737, et un A350 ne sèche pas la gorge comme un vieux long-courrier. La liste des types d'avions se double vite d'une liste de questions : pourquoi l'oreille se bouche à la descente, qui décide de l'altitude, où passe la valise entre le comptoir et la soute.
Sur le choix du siège, j'ai un avis tranché : je préfère une rangée au-dessus de l'aile à n'importe quel siège de fond de cabine, parce que c'est là, près du centre de gravité, que l'avion bouge le moins quand ça secoue.
Côté pilotage, je n'ai pas de licence et jamais posé la main sur une manette des gaz : le cockpit, je le connais par les manuels de l'Aviation civile et par les comptes rendus des équipages, pas par les heures de vol.
Parce que la cabine est pressurisée autour de l'équivalent de 1 800 à 2 400 mètres d'altitude, et que la pression remonte vite pendant la descente. À la montée, l'air de l'oreille moyenne s'échappe tout seul par la trompe d'Eustache ; à la descente, il faut qu'il rentre, et la trompe s'ouvre moins facilement dans ce sens. Avaler, bâiller ou mâcher aide à l'ouvrir.
Un moyen-courrier ou un long-courrier à réaction croise le plus souvent entre 10 000 et 12 500 mètres, soit les niveaux de vol 330 à 410. L'air y est trois à quatre fois moins dense qu'au sol, ce qui réduit la traînée, et la température extérieure tourne autour de −56 °C. Un turbopropulseur régional comme l'ATR reste plus bas, vers 5 000 à 7 500 mètres.
Le type d'appareil figure dans le détail du vol au moment de la réservation, souvent sous le nom d'« équipement » ou d'« appareil ». Il peut changer jusqu'au jour du départ. À bord, la carte des consignes de sécurité rangée devant le siège indique toujours le modèle exact, et l'immatriculation se lit sur le fuselage arrière.